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La centrale de Creys-Malville
| Auteur | NERSA |
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| Classificatie | 2.02.8.20/04 (FRANKRIJK - SUPERPHENIX + KWEEKPROGRAMMA Alg.) |
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Uit de publicatie:
Introduction L'enjeu des réacteurs surgénérateurs. L'énergie nucléaire est l'énergie qu'on récupère sous forme de chaleur lorsqu'on brise, au moyen d'un neutron, les noyaux des matériaux fissiles, Uranium 235 ou Plutonium 239. Cette énergie correspond à la différence de l'énergie de liaison entre les particules élémentaires qui constituent les noyaux fissiles et la somme des énergies de liaison des particules qui constituent les morceaux. Cela explique que l'énergie récupérée soit du même ordre de grandeur (200 MeV par noyau brisé), qu'il s'agisse d'Uranium ou de Plutonium. En effet, les morceaux, les produits de fission se retrouvent toujours dans les mêmes zones du tableau de Mendeleev pour des raisons de stabilité interne de ces noyaux et leurs énergies de liaison sont voisines comme le sont celles des noyaux de départ. L'Uranium naturel ne contient que 0,7% d'Uranium 235 pour 99,3% d'Uranium 238. L'Uranium 235 se casse facilement sous l'action des neutrons, l'Uranium 238 très difficilement mais il absorbe facilement les neutrons (du moins ceux d'énergie suffisante) pour donner un nouveau corps, le Plutonium 239 lui-même susceptible de se briser sous le choc d'un autre neutron. Lorsqu’on utilise directement l'Uranium naturel (dans les réacteurs à Uranium naturel graphite-gaz par exemple) ou après l'avoir enrichi jusqu'à 3% en Uranium 235 (comme dans les réacteurs PWR), on consomme la plus grande partie de l'Uranium 235 et un peu d'Uranium 238 converti en Plutonium 239. Mais, si l'on rapporte à la masse d'Uranium naturel initial, la masse de matière utilisée, elle est de l'ordre de 1 %. Le reste constitue un résidu sans valeur, l'Uranium appauvri en Uranium 235 (c'est-à-dire de teneur de l'ordre de 0,2% en U 235). Le recours à l'énergie nucléaire s'est imposé en France pour diversifier ses approvisionnements énergétiques et soulager la balance des paiements extérieurs en substituant à certaines consommations d'un pétrole entièrement importé une consommation d'uranium, matière première bien moins coûteuse et disponible en quantités importantes sur le sol national. Après l'étape préliminaire des centrales à uranium naturel (Chinon, St-Laurent, Bugey 1), E.D.F. s'est tourné vers l'exécution d'un grand programme de centrales à eau sous pression utilisant comme combustible de l'uranium enrichi à 3% en uranium 235: 21 tranches de 900 MW sont en service au 1er octobre 1981 et 12 sont en construction, 1 en projet pour1982, 12 tranches de 1300 MW sont engagées et 6 sont en projet pour 1982-1983. L'uranium est enrichi en France, à l'usine de Tricastin. Le retraitement du combustible des réacteurs graphite- gaz s'effectue dans les usines de Marcoule et de La Hague et le retraitement des combustibles des réacteurs à eau est fait à La Hague. La France dispose, donc, à la fois de plutonium, extrait du combustible irradié dans les centrales existantes et de grandes quantités d'uranium appauvri sortant des usines d'enrichissement. Tout l'intérêt des réacteurs surgénérateurs va être de permettre d'utiliser cette matière sans valeur qu'est l'uranium appauvri et de mobiliser progressivement la plus grande partie de l'énergie potentielle contenue dans l'uranium naturel.
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