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Malville. Menace permanente (1977)

Auteur
Datum1977
Classificatie 2.02.8.20/19 (FRANKRIJK - SUPERPHENIX + KWEEKPROGRAMMA Alg.)
Voorkant

Uit de publicatie:

Malville : le projet le plus contesté!

Le surrégénérateur « SUPER-PHENIX » de CREYS-MALVILLE (Isère) n'a sans 
doute pas volé le qualificatif qui lui est souvent accolé de PROJET LE PLUS 
CONTEST!: DE FRANCE. En fait, ce qualificatif est en-dessous de la réalité; loin 
de se limiter à nos frontières, la contestation vient aussi d'ailleurs. A l'origine de 
cette situation, la dimension internationale de l'entreprise au plan économique et 
financier et aussi le fait qu'en cas d'accident grave, des pays comme la Suisse 
(Genève n'est qu'à 100 km de Malville), l'Italie et l'Allemagne ne seraient pas à 
l'abri des retombées radioactives. (1)

Faire l'inventaire exhaustif de toutes les expressions de l'opposition à Superphénix 
serait une entreprise trop fastidieuse et la présente plaquette n'y suffirait pas. Nous 
nous bornerons à en souligner les grandes caractéristiques et les grands moments.

Le nom de MALVILLE est surtout associé, au niveau de l'opposition au 
surrégénérateur, à l'idée de manifestations de masse (1975: 5 000 personnes - 1976: 
20 000 personnes- 1977: 60 à 80 000 personnes, 1 mort, deux personnes amputées 
d'un membre, plus de 100 blessés, une dizaine d'arrestations arbitraires). Nous 
évoquerons ici les prises de positions des élus, des scientifiques, des syndicats, 
des partis politiques, etc ...

Entre 1974 et 1976, une cinquantaine de communes voisines de Malville (Lhuis, 
Villebois, Bouvesse, Bregnier-Cordon, Serrières de Briord, Parmilieu, Porcieu, 
Vézéronce, Bourgoin, Montalieu, etc ... ) expriment par le biais de leur conseil 
municipal leur inquiétude voire leur opposition par rapport au projet.

Même son de cloche dans le monde scientifique.

Le 7 novembre 1974, 80 physiciens de l'Institut de physique nucléaire de Lyon, dans 
une lettre adressée au Président de la commission d'enquête d'utilité publique de 
Superphénix, « tiennent à insister auprès de la commission d'enquête sur les dangers 
particuliers que peuvent présenter les centrales nucléaires de type surgénérateur en 
plus des nuisances communes à tous les réacteurs utilisant la fission nucléaire ».

En février 1975, 400 scientifiques lancent un appel national dans lequel ils évoquent 
leur inquiétude à l'égard du programme électronucléaire et du surrégénérateur de 
Malville.

En mai 1975, 23 physiciens du collège de France emboîtent le pas et demandent 
l'arrêt immédiat du programme en précisant à propos des surrégénérateurs qu'« une 
catastrophe sans précédent n'est pas impossible avec ce type de réacteur».

Le 5 novembre 1975, un comité universitaire et scientifique grenoblois se crée et 
demande l'arrêt du programme électronucléaire et en particulier l'arrêt du chantier 
de Creys-Malville.

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