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France-Russie: Le Trafic Radioactif se Poursuit. Note d’investigation
(2026)
| Auteur | Greenpeace France |
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2-34-6-50-15.pdf |
| Datum | januari 2026 |
| Classificatie | 2.34.6.50/15 (RUSLAND - EXPORT / ROSATOM) |
| Voorkant |
Uit de publicatie:
FRANCE-RUSSIE: LE TRAFIC RADIOACTIF SE POURSUIT Note d’investigation Greenpeace France Janvier 2026 Introduction Près de quatre ans après le début de l’invasion globale de l’Ukraine par la Russie, le ballet des cargos chargés d’uranium continue entre la Russie et la France, avec un manque de transparence qui interroge. Qu’ils concernent de l’uranium enrichi ou ré-enrichi en Russie, de l’uranium naturel en provenance des mines kazakhstanaises ou ouzbèkes, ces transports, via le territoire russe, alimentent le fonctionnement des centrales nucléaires françaises et européennes. En novembre 2025, le commerce d’uranium entre la France et la Russie s’est même intensifié avec un nouvel envoi de dizaines de containers d’uranium de retraitement (URT) appartenant à EDF, pour l’usine de Tomsk en Sibérie. L’exportation de cet URT avait pourtant été stoppée par ordre du gouvernement français trois ans auparavant, suite à la dénonciation de ce trafic radioactif par Greenpeace France. Si des cargos comme le Mikhaïl Dudin et le Baltiyskiy 202 ne naviguent plus sous pavillon russe, ils sont bien affrétés par des armateurs russes. L’exploration de la toile enchevêtrée des différentes sociétés derrière ces navires mène à un oligarque russe lié au régime de Vladimir Poutine: Vladimir Lisin. Grâce à sa sphère d’influence en Europe, Rosatom, industrie du nucleaire civil et militaire russe au service du régime de Vladimir Poutine, a jusqu’à présent échappé aux sanctions européennes. Depuis l’année dernière, des discussions au niveau européen portent sur la question de sanctionner le nucléaire russe, dans le cadre de la mise oeuvre de la feuille de route en vue de mettre un terme aux importations d'énergie russe, publiée par la Commission en mai 2025. Mais la France se démène à Bruxelles pour éviter les sanctions contre son partenaire économique russe, et les industries françaises comme EDF, Orano et Framatome continuent leur commerce nucléaire avec l’entreprise criminelle Rosatom.
